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Bien qu’il soit 9 ans plus jeune que Séféris donc pas tout à fait de la même génération, que sa vie ait été beaucoup plus triste et plus précaire s’il est possible de comparer les malheurs, qu’ils ne soient pas nés dans le même territoire l’un en Asie-Mineure l’autre à Monemvassia, il y a des constantes entre ces 2 poètes, par exemple l’idée qu’ils se font de leur pays, leur géographie intérieure. Si ce n’est pas toujours drôle de lire Ritsos, poète pessimiste par excellence, on trouve souvent mêlées à des touches sombres des évocations poétiques et si ce n’est joyeuses … du moins riantes :
« Χώμα ζεστό, χώμα βαθύ, χώμα πικρό » Terre chaude, terre profonde, terre amère.
Tout est dit dans ce vers qui commence bien et finit mal ! Il y a du peintre paysagiste, du voyageur qui marche et contemple le panorama chez Ritsos :
« Αναβήκαμε πάνω στο λόφο να δούμε τον τόπο μας.
Φτώχικα, μετρημένα χωράφια, πέτρες, λιόδεντρα
Αμπέλια τραβάν κατά τη θάλασσα»
Nous sommes montés sur la colline pour voir notre pays.
De pauvres petits terrains, des pierres, des oliviers
Des vignes qui s’étirent jusqu’à la mer.
Traduction: GP. Photo: tous droits réservés à GP.