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Ce Grec du Pont-Euxin met en scène dans le livre intitulé Nerrantsoula les aventures de jeunes adolescents sur les bords du Danube. D’un côté les Roumains, de l’autre les Grecs. Marco se mesure et se querelle avec Epaminondas depuis l’enfance. La porteuse d’eau Nerrantsoula, orpheline qu’ils aiment tous deux, fait le lien entre deux communautés que leur origine divise mais leur pauvreté rapproche. Pour parvenir au quartier grec de Braïla, il faut passer une fosse insalubre, dangereuse la nuit, terrain de jeux risqués le jour et espace infernal dans lequel la jeune-fille finira par tomber au sens propre comme au sens figuré : « -Le fossé, tranchée interminable, était à nos pieds. Aucune lanterne. Déchirure noire, profonde, hérissée de sa colline de glaise, et toutes deux, parallèles, courant se perdre dans la nuit mystérieuse telle la route de notre destin …. » La rue habitée par les Grecs n’est pas plus sympathique : « – De rares réverbères à pétrole répandaient çà et là leurs lueurs borgnes, comme des pressentiments, alors qu’à droite et à gauche, les maisonnettes solitaires s’alignaient l’une après l’autre comme autant de pièges inévitables. » Au contraire elle inspire au jeune Marco une terreur panique qui préfigure les malheurs qui vont s’amonceler sur les trois personnages : «- Transi de peur, d’une peur insensée, je saisis Nerrantsoula aux épaules, la serrai sur ma poitrine et lui dis : Que cherches-tu ici ? (…) Sauvons-nous ! lui murmurai-je, en l’écrasant dans mes bras. Sauvons-nous et oublie ce lieu ! N’y retourne plus ! (…) Tu paieras cher si tu ne t’arrêtes à temps : les Grecs sont dangereux ! » Et voilà, c’est dit ! Heureusement que la suite de l’histoire nous révèlera aussi, dans ces destins scellés par les malheurs, que Epaminondas est brave, qu’on ne trouve en lui aucune trace d’arrogance grecque et pour finir que « tout Grec naît commandant…. »
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