Je lis « La tante Julia…

Temps de lecture: 3 minutes

… et le scribouillard » (en traduction) du romancier hispano-péruvien Mario Vargas Llosa  et je tombe à plusieurs reprises sur un adjectif linguistiquement compréhensible, que je n’ai pourtant  jamais rencontré dans mes pérégrinations littéraires : chrématistique. J’ai trouvé dans le texte : « gloire chrématistique, attraits chrématistiques » … et la racine grecque me fait comprendre immédiatement qu’il s’agit de gros sous ! Ne voulant pas mourir idiote, je consulte le Littré qui note que cet adjectif (qui avait échappé à ma veille linguistique) signifie : qui se rapporte à l’art de créer des richesses. Bien que dans le roman chrématistique me semble avoir dévié vers une utilisation moqueuse, je suis d’accord car venu du grec ancien χρῆμα d’abord au sens d’affaire, puis au pluriel au sens d’argent, on trouve encore en grec moderne τα χρήμματα l’argent.    

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

Laisser un commentaire