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La contemplation de la nature est le meilleur moyen et le plus court chemin pour retrouver l’être que l’on a été, le bonheur de l’enfance, les petits riens de la vie quotidienne qui constituent autant de jalons dans l’existence, auxquels on s’est habitué sans s’en rendre compte et qui remplissent de regret dès qu’on se livre à l’introspection. Il est toutefois paradoxal que ce qui rend heureux puisse attrister l’instant d’après…. Dans une lettre à sa sœur Jeanne, Georges Séféris écrit :
« Dis-moi, petite sœur, parle-moi de ce qui est mien :
La vieille route et sa montée épuisante,
Les barques, la pêche le long des rivages tranquilles (…)
Dis-moi, petite sœur, ressuscite les voix d’autrefois ;
Les roseaux, les térébinthes, les vignes et les pins,
Le vent du nord qui sifflait sur nos vitres au crépuscule. »
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