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Déjà… rien que le mot artificiel fait froid dans le dos… Quant au mot intelligence, il suscite des doutes en moi. De quelle sorte d’intelligence parle-t-on exactement ? Vous me direz, vous ne connaissez pas… Peut-être, mais je me rappelle le correcteur orthographique sophistiqué qui transformait tous mes « mycénien » en « mycologue » sans que je lui demande rien, une traduction du Karaghiozis qui était devenu une bouillie indigeste, mes amis grecs qui me souhaitent « Bon anniversaire ! » le premier janvier et le site qui voulait réécrire mes articles en mode sympathique … Non, merci ! Je préfère garder ma mauvaise humeur toute humaine ! Je fais partie des gens qui découpent tous seuls leur œuf à la coque et beurrent leurs tartines… Je déteste qu’on fasse les choses à ma place ! D’ailleurs, si l’IA écrit n’importe quoi, qui est responsable ? Je ne fais confiance à aucun être humain pour écrire mes textes, pourquoi ferais-je confiance à un robot qui n’a même pas d’existence réelle ? Est-ce que le « machin » va comprendre qu’Ulysse désigne pour moi tout ce qui a trait à l’Antiquité et Zorbas à la Grèce moderne ? Est qu’il va comprendre qu’à un accent près le mot est très ancien ou quasi contemporain ? J’ai lâché le terme exact : comprendre ! Je ne pense pas que le « truc » comprenne… pas plus qu’il ne détecte l’humour, la mauvaise foi, l’honnêteté, la colère et l’émotion. Je laisse l’IA aux sciences exactes, à mon ophtalmo et au cousin mathématicien, et moi je conserve crayon et bout de papier qui suffisent à mon bonheur … et j’espère aussi au vôtre !
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