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La poésie de Séféris, c’est du surréalisme ! Il est difficile d’isoler les descriptions de la mer, car elles sont mêlées par petites touches à d’autres évocations du décor, de la maison et plus généralement de la vie. Dans l’extrait suivant, avec des juxtapositions surprenantes : fruits, fleurs des champs, ustensiles de cuisine, on est en plein dans l’interpénétration et même l’osmose. Pourquoi ? Sans doute parce que la mer comme la maison sont deux lieux maternels et sécurisants :
Τ´ανθισμένο πέλαγο και τα βουνά στη χάση του φεγγαριού
Η μεγάλη πέτρα κοντά στις αραποσυκιές και τ´ασφοδίλια
Το σταμνί που δεν ήθελε να στερέψει στο τέλος της μέρας…
« La mer en fleurs et les montagnes au décroît de la lune ;
la grande pierre près des figuiers de Barbarie et des asphodèles ;
la cruche qui ne voulait pas tarir à la fin du jour …. »
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