La mer selon Georges Séféris, 3

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La poésie de Séféris, c’est une mosaïque. Chaque élément de la vie quotidienne, chaque fragment de pensée, chaque bribe de souvenir s’imbrique comme une tessère dans un ensemble plus grand avec lequel il n’a souvent aucun rapport mais auquel il est absolument nécessaire. Ce qui nous apparaît quelquefois comme un fouillis désordonné s’organise peu à peu dans une vision plus grande. C’est ainsi que Séféris écrit à son père en 1918, alors qu’il est un tout jeune homme :

«  Je m’assieds parfois sur la terrasse, à l’heure où le soir descend. Je vois la première étoile marquer le ciel pur de son poinçon d’argent. Je me rappelle les filets que nous relevions (…) le caïque, la rame … Je vois la pleine lune, comme une grosse bulle de savon, et je me rappelle chacun de nos retours de pêche, si beaux (…) ».

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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