La mer selon Georges Séféris, 2

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La poésie de Séféris est singulière. Son écriture est minimaliste. Il décrit la mer avec simplicité et économie de mots. Mais c’est justement cette retenue qui amène un grand pouvoir de suggestion. Par exemple les aiguilles de pin, qui sont un incontournable de ses descriptions de la mer, sont là en tant que résidus des arbres posant un décor méditerranéen, mais elles signifient toujours autre chose. La description a plusieurs fonctions, plusieurs registres, plusieurs significations comme des taches de couleurs qui en se mélangeant finissent par en former une autre. Séféris, c’est comment avec moins en dire plus ! Voici ce qu’il écrit en 1946 dans son journal :

«  La mer sans une ride, sans un souffle. Les aiguilles de pins, immobiles, comme des épines d’oursin au fond de l’eau claire ».

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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