Mystérieux vecteurs linguistiques…

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Dans le secteur de la mode, les mots ne suivent pas forcément les canaux naturels de transmission, qui sont les voyages à l’étranger, les marchandises d’importation et les livres. Certains s’infiltrent également de façon plus dissimulée dans les défilés de mode, les collections des stylistes, les ballots de passementerie, les déclarations en douane, les modes d’emploi des machines à coudre, les rouleaux de tissus, les emballages de robes et manteaux et jusqu’aux boîtes de fils… Car ce qui est écrit sur la boîte dans un pays est repris naturellement par la couturière qui l’utilise dans un autre, sans qu’elle en connaisse quelquefois la signification. Par exemple, comment pourrait-on savoir ailleurs que dans le pays d’origine que sous la marque DMC se cache la Dollfus-Mieg et Compagnie? La diffusion assez rapide de l’appellation DMC en cache d’autres plus lentes et compliquées : Le mot italien « papalino » qui signifiait papal, a sans doute été emprunté par le français au XVII° sous la forme«  papeline » puis « popeline » pour désigner un tissu de soie léger et agréable à porter. Puis il est passé à l’anglais poplin, chronologie attestée par la prononciation syncopée du mot ποπλίνα popeline arrivé enfin en Grèce !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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