Tout peut arriver au restaurant…

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A Pighadia, dans un restaurant au charme un peu vieillot où nous avons divinement mangé, on nous apporte la soupe aux haricots juste avant le café grec… Je suppose qu’ils l’avaient oubliée ! A Finiki la tenancière de la taverne, où pourtant nous avons nos habitudes, nous fait ouvertement la gueule sans qu’on sache pourquoi, elle jette littéralement les plats sur la table ! Mais quand je me lève pour payer, elle me prend dans ses bras pour une longue et surprenante accolade… A Mégalochori, on ne veut pas nous servir bien que la taverne soit ouverte et vide. En insistant, je finis par avoir un rendez-vous du genre ultimatum : « Ce sera à 14h45 ou rien » ! A 14h45 tout s’est très bien passé, la bonne humeur était revenue. A Santorin, la jeune-fille qui nous sert le petit-déjeuner sanglote sans retenue, elle a un chagrin d’amour et j’essaie de la consoler comme je peux… A Pyrgos comme nous commandons les plats, le tavernier nous dit que c’est suffisant et il referme son calepin brutalement… et effectivement, c’était suffisant ! On cherche un peu pour trouver la bonne route qui mène au restaurant de montagne de Kali Limni, et ensuite on se cramponne au volant de la voiture car la route est étroite, les virages dangereux, le dénivelé impressionnant et ça n’en finit pas de monter.  En haut la vue est sublime, les prés plus verts qu’ailleurs, la taverne accueillante avec une belle déco rustique, les citernes bleues ont une belle eau claire, mais la dame qui prend notre commande est immédiatement rebaptisée « Miss Sourire ». Une autre fois, même scénario pour la montée, même panorama, mais la porte de la taverne est fermée, bien que le site internet nous déclare qu’elle est ouverte ! Soyons charitables, il y a peut-être eu une catastrophe de dernière minute. A Volada la taverne est fermée, mais deux consommateurs qui boivent sur la terrasse téléphonent immédiatement et la taverne ouvre exprès pour nous, à notre grande confusion mais aussi à notre grand soulagement, je dois le dire ! A Parga le cuisinier de la taverne, après 3 jours de bons et loyaux services, ne veut plus faire la cuisine. Pendant qu’il boude dans la salle, c’est mon mari et un touriste parisien qui font la cuisine. Le cuistot doit être content de ses remplaçants, puisqu’il leur demande ce qu’il faut qu’il achète le lendemain pour qu’ils cuisinent… le lendemain nous allons manger plus loin !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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