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En voilà encore ! Certains mots féminins αλήθεια la vérité, ασθένεια la faiblesse, αρρώστια la maladie qui paraissent de construction semblable cachent quand même des disparités dont le grec actuel n’est pas responsable ! Dans le cas d’αλήθεια, l’accentuation conserve la règle de grec classique appelée finale trochaïque, reproduisant un trochée c’est à dire une longue + une brève. Dans ce cas-là, l’accent peut remonter exceptionnellement sur le 4° temps. Il frappe donc la partie droite du η qui est une voyelle longue. Ca peut paraître bizarre, mais c’est comme ça ! Et on en est sûr car s’il frappait la partie gauche du η, il serait à la même place mais il serait circonflexe… Même cas de figure pour ασθένεια, à ceci près qu’on n’a pas à se demander où il tombe exactement puisque le ε est bref. Pour résumer, ces deux premiers mots sont accentués sur l’antépénultième. Pour αρρώστια, c’est différent car il n’y a pas de finale trochaïque et le mot suit la règle ancienne de la pénultième longue accentuée, ici avec une finale longue (ια). L’accent est tout simplement sur le 3° temps depuis la nuit des temps ! Et ce 3° temps tombe à gauche du ω qui est long, l’accent a donc toujours été aigu. Bon, maintenant quand on crée un nouveau mot ou quand on en emprunte un à une autre langue, on ne s’embarrasse pas de règles anciennes quasi sibyllines, on fait au plus simple !
Photo: (c) tous droits réservés à GP.
Bonjour Madame
Merci pour votre post sur les noms féminins en -ia et eia. Compliqué pour moi qui ne connais pas le grec ancien ! Je vous propose une autre recherche : savez-vous d’où vient la graphie : o’ti avec cet apostrophe au milieu ? Quel est le sens de ce terme ? Merci beaucoup !
Bien à vous.
Catherine
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Εν τάξει ! Je vais vous faire ça dans quelques jours. Cordialement, GP.
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τέλεια !
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