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Les mots hybrides du français peuvent avoir la tête grecque et l’arrière-train latin à moins que ce ne soit l’inverse… Ils sont bien souvent de formation récente et attribués à des réalités nouvelles : automobile = qui bouge (latin) par soi-même (grec). Notez que le grec qui a pourtant dupliqué la forme française est plus cohérent. Il s’est cantonné à des racines sui generis : automobile = αυτοκίνητο qui bouge (grec) + αυτό par soi-même (grec). Mais ne croyez pas que ces formes hybrides soient exclusivement récentes et étrangères au grec ! Dès l’époque romaine, le suffixe latin -arius est venu se coller à des racines parfaitement grecques. Il s’est doucement transformé en -άριος puis en – άρης… C’est ainsi que le jardinier περιβολάρης est l’agglomérat du grec περιβόλι le jardin + le suffixe dérivé du latin -άρης…On a d’autres variantes à partir du neutre -arium > -άριον > -άρι qui donne le mot grec φεγγάρι la lune à partir du verbe φέγγω éclairer. La lune, c’est le truc qui éclaire !
Photo: Lutrin à motif byzantin d’aigle bicéphale. (c) tous droits réservés à GP.