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Avec Dimitri puis avec les deux jeunes gens ensemble, nous avons tourné en rond dans cette Athènes des gens privilégiés, dont au fond nous ne savons rien. Ils ont emprunté des rues, se sont arrêtés à des carrefours et ont bu de l’ouzo place Kolonaki au terme de leur périple. Le retour sera direct, puisque tout est dit. Chacun doit partir de son côté, en revenant sur ses pas.
« Στη γωνιά της οδού Σόλωνος, η νέα σταμάτησε.
– Εγώ θα πάω από δω.
– Θέλετε να σας συνοδέψω;
– Προτιμώ, όχι. »
« Au coin de la rue Solonos, la jeune fille s’arrêta.
– Moi, je vais par là.
– Voulez-vous que je vous accompagne ?
– J’aime mieux pas. »
Les déplacements de Dimitri dans Athènes ne sont pas pour autant terminés. Il lui reste à affronter le lieu où le crime a été commis. De café en café, égrainés comme autant de jalons, de repères, assez loin de son quartier d’origine, ses pas le ramènent toujours à la même place qui sert de base à son errance, de même que la place Syndagma lui avait permis d’attendre et d’atteindre Myrthô.
« Ανέβηκε προς την πλατεία Κολωνακίου. Το Βυζάντιο είχε απλώσει τα τραπέζια του στα δυο πεζοδρόμια. Μέσα από τα φωτισμένα τζάμια φαίνονταν οι πιστοί παλιοί πελάτες του, που έπαιζαν το τάβλι τους. »
« Il monta en direction de la place Kolonaki. Le Byzance avait étalé ses tables sur les deux trottoirs. A l’intérieur, par les vitres éclairées on voyait ses fidèles habitués qui jouaient au jacquet. »