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Les rébétika se nourrissent de nombreuses allusions politiques ou sociales, ce qui reste logique pour des chants de rébellion et de dénonciation sociale. Mais ils ont subi plus curieusement des influences qui ne devraient pas appartenir à la sphère de rébètes quasi incultes. Je ne sais plus quel rébète a revendiqué le fait d’avoir appris à lire en déchiffrant les inscriptions funéraires dans le cimetière. Il n’empêche que Markos, auteur du rébétiko : « Que veux-tu d’autre ? » connaît comme tous les Grecs le canevas mythologique brodé et rebrodé inlassablement par les récits des mères et des grands-mères… L’influence de l’Antiquité atteint en Grèce des fonds insondables… même le rébétiko en profite ! Markos en 1935 rameute à lui tous les héros de l’histoire et de la mythologie grecques, dans un mélange surréaliste : Socrate, Xerxès ( tiens… un étranger perse !), Héraklès et Pâris Alexandre… sauf que la femme du rébète n’est pas la belle Hélène… puisque Markos la compare à l’Hydre de Lerne, en quelque sorte à un nuisible dont il faut absolument se débarrasser !
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