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Γράμμα θα στείλω στον θεό
Γράμμα θα στείλω στον θεό με λόγια πικραμένα,
να του μιλήσω να σκεφτεί λιγάκι και για μένα.
Ας λένε πως δε χάνει κανέναν ο θεός·
μ´αδίκησε ο κόσμος με ξέχασε κι αυτός.
Θα του μιλήσω όμορφα, ντόμπρα, παλικαρίσια·
όταν μοιράζει τον παρά να τον μοιράζει ίσια.
Γράμμα θα στείλω στον θεό για να με συγχωρήσει·
δεν πρέπει στο παράπονο κι εμένα να μ´αφήσει.
Rébétiko de Babakis 1950
Je vais envoyer une lettre à dieu
Je vais envoyer une lettre à dieu avec des mots amers,
pour lui dire de penser aussi un petit peu à moi.
Qu’ils disent que dieu ne lâche personne !
Le monde m’a fait du tort, m’a oublié lui aussi.
Je lui dirai de belles choses, sincèrement, avec courage ;
quand il fait le partage qu’il partage à part égale.
Je vais envoyer une lettre à dieu pour qu’il me pardonne ;
il ne faut pas qu’il me laisse moi aussi dans le marasme.
Traduction: GP. Photo: graffiti dans les rues populaires d’Athènes.(c) tous droits réservés à GP.
Bonjour Madame,
Tout d’abord merci pour vos messages qui balaient beaucoup de domaines et dans lesquels chacun doit trouver son bonheur !
Je vous avais déjà écrit à propos de Romiossini, de l’explication que vous aviez donnée et aussi du poème de Ritsos. La traduction que vous donnez est plus littérale que la traduction dans la chanson de Theodorakis alors, il est plus facile de s’y retrouver. (ces verbes qui mangent à tous les rateliers)
Je voulais vous demander s’il est possible de trouver le rebetiko de Babakis de 1950 sur Internet car je n’ai pas su le faire.
Ce qui m’intéresse : la culture grecque, les chansons, la poésie, le pays lui-même et aussi le grec moderne que j’apprends depuis 2-3 ans avec une jeune femme grecque installée à Pau près d’où j’habite mais qui n’est pas enseignante donc pas spécialisée en grammaire. C’est pourquoi vos messages dans ce domaine me sont bien utiles.
Par exemple, je m’interroge sur le sens de certains préfixes et suffixes qui reviennent fréquemment dans les mots composés et je me demande s’ils ont un sens, ce qui serait plus facile à mémoriser : epi-, apa-, para-, syn-, pro-, ek-, ana, kata-, xe-, pro-, yper-, … ou -stasi,- strophi, -menos, -ma, si-xi-psy… Pour moi, c’est un joyeux mélange !
D’autre part, je voulais aussi vous demander s’il y a des liens entre le Rebetiko et le Zeibekiko, la même expression à la fois de nostalgie et de bonheur de chanter ou danser, d’être dans un monde intérieur et de le partager même s’il est triste. (Zorba…)
Je vous envoie un lien vers une petite video de Charis Alexiou que j’aime beaucoup : ça a du être un intense moment de bonheur pour elle, pour le jeune danseur, pour le public !
Merci Madame et à bientôt pour d’autres messages.
Catherine Maury
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Chère Catherine, merci de l’attention portée à mon blog. Je note les points de grammaire qui vous posent problème et je vais les traiter au fur et à mesure. En ce moment de crise, je fais plutôt des articles quotidiens récréatifs, mais les points de grammaires resurgiront quand tout ira mieux. Le zeibékiko c’est une des danses du rébétiko, c’est la danse des bouchers. Le rébétiko, c’est le « type » de chansons et il y aussi un « type » de danses pour ce « genre » de chansons. Oui, je m’attache toujours à traduire le plus près du texte, chaque fois que c’est possible. C’est facile de faire de belles phrases, surtout quand on a été prof de littérature grecque, mais cela n’aide personne. Mon but est d’apprendre à chacun à se débrouiller. Ca me rappelle quand je donnais un plan d’Athènes à mes étudiants avec des directives concrètes (acheter du pain, passer chez le coiffeur) et qu’ils devaient raconter parcours et achats à voix haute. Qu’est-ce qu’ils rouspétaient ! J’étais, paraît-il, la seule prof à faire ça… mais comme je leur disais « Quand vous serez paumés dans la ville, ce n’est pas les bouquins de Papadiamandis ( même s’ils sont utiles pour d’autres choses) qui vont vous sauver ! » Bref, j’arrête mes discours. Continuez à m’écrire si besoin est. Cordialement, Geneviève Puig
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