Que trouve-t-on dans le petit jardin de 10 pas de Seféris ?

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Très peu de Grecs ont la chance d’avoir un jardin d’agrément, seule les maisons patriciennes en bénéficient. En ville, on doit souvent se contenter d’un immense hévéa qui grimpe à tous les étages ou d’un eucalyptus déplumé. A la campagne on a de l’espace mais sols pauvres, terrains accidentés et pentus, terres enclavées, rochers et caillasse, invasions sauvages de figuiers de Barbarie rendent les terres inexploitables. Ce qui fait qu’en Grèce on garde les bonnes terres pour la culture et les terres moyennement fertiles pour l’arboriculture ou pour le vignoble. L’habitat resserré n’autorise qu’une petite cour devant la maison où il faut encore caser escalier en colimaçon desservant la terrasse, banc, chaises et table, et à la campagne four à pain et cages à lapins. Les arbustes : grenadier, treille, oranger, citronnier, mandarinier, jasmin et bougainvillée, au pied généralement coincé dans le mur de soutènement, tombent en avalanches exubérantes dans la rue. Le manque d’eau et de terre cantonne oeillets, giroflées et basilic dans des jarres ou de gros barils d’huile de vidange repeints en blanc ou de couleurs vives et on s’étonne des géraniums vivaces, aux tiges trapues qui s’élancent à l’assaut. Au milieu de ce fouillis odorant, fèves, menthe et gros oignons… Pour le potager et le verger, il faut explorer plus loin dans le vallon au bout du village, là où un gros baril de plastique bleu en contrebas d’un puits à roue signale que le jardinage quotidien de subsistance c’est du sérieux !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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