Paysage.

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Picorée chez Georges SEFERIS 

Georges Seféris est né en Asie-Mineure, plus exactement à Smyrne l’actuelle Izmir. A cette époque, nous sommes en 1900, c’est une enclave grecque en terre turque. On peut dire qu’il est un Grec de la diaspora et qu’il en sera d’autant plus attaché à sa terre. Il a très tôt conscience d’appartenir à un pays pauvre mais beau. Le paysage qu’il a devant lui est austère et dépouillé:

« Τρεις βράχοι, λίγα καμένα πεύκα κι ένα ρημοκλήσι »

Trois rochers, quelques pins brûlés et un ermitage.

 

« Παραπετάσματα βουνών αρχιπέλαγα, γυμνοί γρανίτες. »

Rideaux de montagnes, archipels, granits nus.

Traduction GP.

L’élément minéral, omniprésent chez Seféris, donne au paysage poétique les qualités graphiques d’une esquisse et constitue avec les îles, qui ne sont souvent qu’un autre gros rocher, le fond du décor. Quant au pin, qui semble représenter à lui seul tous les autres arbres, il est -curieusement – presque toujours calciné. La seule vie -toute relative- provient de l’édifice religieux, sans doute fréquenté une fois par an lors de la procession en l’honneur du saint auquel il est consacré.

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

2 réflexions sur “Paysage.

  1. Merci pour ces bribes de poèmes. J’aime beaucoup Séféris que je ne connais qu’en traduction mais maintenant je comprends ces petites citations « dans le texte ». c’est un grand plaisir.
    Et merci pour tous vos autres messages qui sont autant de clins d’oeil vers un pays passionnant…

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    1. Je me demandais si ces citations hors contexte seraient appréciées… Je continuerai donc dans ce sens, car Seféris, c’est un poète « extra » ! Il apporte de la légèreté aux sujets graves que sont l’exil, la guerre et la mort. Merci de votre mot. GP

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