Les outils du parfait petit fouilleur…

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Suivant la grandeur du site, son relief, la dureté du sol et les conditions de découverte, on fouille en général du plus gros au plus petit, du déblaiement en grand au curetage précis. On peut commencer à la pelleteuse, comme quand les Kouroi du Pirée ont été découverts lors de la pose de canalisations dans les rues de la ville. C’est une découverte fortuite qui a fait abandonner rapidement les gros engins de chantier pour des investigations plus fines. Il est évident que si l’on avait su, on n’aurait pas commencé à creuser avec une pelleteuse, on aurait pris d’autres précautions …

Si l’on est sur un site déjà répertorié et fouillé en partie, si l’on s’attend à tout moment à trouver un fragment de statue, un muret, une canalisation en terre-cuite, on est plus prudent. D’une manière générale, on utilise tous les outils du terrassier: la barre à mine, le pic, la pioche et la pelle. Ensuite, ceux du tailleur de pierre: le burin et la massette. Puis c’est souvent à la petite griffe, comme celle qu’utilise le jardinier, ou avec les truelles du maçon -pointue ou au bout arrondi- voire à la fourchette, que l’on déblaye. Pour le nettoyage, c’est à la balayette et quelquefois à la brosse à dent que l’on fignole. Les gravas fins sont dégagés dans des couffins en caoutchouc ou en plastique parfaitement inesthétiques mais bien pratiques tout de même…

Ah ! J’allais oublier, l’outil indispensable … c’est un chapeau sur la tête !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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