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Comme, en général, les auteurs n’ont pas fait de confidence sur la véritable signification de leurs textes -surtout en poésie- et que, dans toutes les langues, les mots peuvent avoir plusieurs sens, ce qui peut paraître clair dans la langue d’écriture peut devenir affreusement compliqué ou même tout à fait obscur dans la langue étrangère de réception. Quand l’auteur est vivant, traduire c’est s’exposer à ses remontrances ! Quand il est décédé, traduire c’est naviguer à vue dans un océan d’incompréhension ! Petit exemple concret avec « Θάλασσα, θάλασσα » Το Εμβατήριο του Ωκεανού de YANNIS RITSOS….. Attention ! La traduction des deux derniers vers vous est confiée…. Vous allez vivre en direct les affres du traducteur car plusieurs options s’offrent à vous.
Θάλασσα, θάλασσα
Τον πρώτο στίχο γράψαμε στην άμμο
ενώ μας κοιτούσαν αυστηρά τα επίμονα κατάρτια
και το κύμα ψιθύριζε τον αιώνιο νόστο.
Τις νύχτες
μοναχά η πελώρια πράσινη ανταύγια της θάλασσας
περιπλανιέται ερημικά στους απόκρημνους βράχους.
Θάλασσα, θάλασσα
τα βιβλία δε φράζουν το ερώτημα
το ερώτημα δε φράζει την πληγή.
Απ΄την πληγή μας ξεκινάει το πέλαγος.
Χαλκάς δε στέκει στους αστράγαλους της θάλασσας
χαλκάς δε στέκει στη θαλασσινή καρδιά μας.
Mer, mer
Le premier vers nous l’avons écrit sur le sable
tandis que nous regardaient sévèrement les mâts obstinés option possible: insistant et que la vague chuchotait l’éternel retour.
Les nuits
il n’y a que l’énorme reflet vert de la mer
qui rôde en solitaire sur les rochers escarpés. option possible : les écueils
Mer, mer
les livres n’éludent pas la question
la question ne referme pas la blessure option possible: ne cicatrise
C’est de notre blessure que s’écoule la mer.
Et maintenant, c’est à vous !…….
La marche de l’Océan. Traduction GP.
Photo: (c) tous droits réservés à GP.