Temps de lecture: 2 minutes
…que lors de leur premier séjour à Santorin – c’était… heu… dans les années 70 – elles n’ont pu reprendre le bateau vers Athènes le jour prévu, en raison du vent soufflant en très fortes rafales. Je les crois sur parole, ça m’est arrivé aussi. Quand le paysage reste « blanc » c’est le meltem qui souffle, quand il devient jaune citron ou même orangé c’est le livas le vent du désert qui vient de Lybie. Pour ma part, je ne suis restée qu’une journée de plus sur l’île, j’ai eu de la chance. Mes amies sont restées plus de 8 jours bloquées sur place. Elles étaient étudiantes, évidemment elles n’avaient pas beaucoup d’argent et bien sûr elles n’avaient pas imaginé un tel scénario. Au bout de 2 jours, il leur faut se rendre à l’évidence, elles sont obligées de quitter l’hôtel sans oser dire à l’hôtelier qu’elles lui enverront de l’argent plus tard. Les voilà à errer dans le village en traînant toute la journée leurs sacs et en achetant simplement pour manger une grosse miche de pain… Le jour ça va à peu près, elles ont repéré une petite placette un peu éloignée, elles s’y installent en s’étendant sur leurs sacs et personne ne leur dit rien. Mais la nuit, c’est une autre paire de manche, impossible de dormir… Elles ont peur de tout, d’être agressées, volées, insultées… pire encore. Et à ce moment là un gros chien vient les flairer, leur tourner autour et finalement s’installer tranquillement près d’elles. Au début elles ne sont pas vraiment rassurées car tout de même ce gros chien a de grosses mâchoires… puis elles s’y habituent et le chien aussi ! De toute la journée elles ne le voient pas, le chien disparaît et le soir il réapparaît et s’installe tranquillement auprès d’elles. C’était peut-être un saint-bernard ! Des années plus tard mes amies parlaient encore de ce chien avec des trémolos de reconnaissance et même d’affection dans la voix.
Photo: (c) tous droits réservés à GP.