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On a l’impression d’une similitude entre les icônes, qui sont des peintures sur bois représentant des scènes religieuses, et les fresques murales bien que le support soit très différent. On peut dire la même chose des tableaux d’El Greco, peintre espagnol du XVI° siècle et ancien peintre d’icônes né en Crète à quelques encablures de Kritsa en Crète dont il a dû connaître les fresques. Il faut sans doute en chercher la raison dans la similitude des thèmes abordés : vie des saints, scènes de l’Evangile…etc. Quand on regarde les visages des saints et des prophètes de la Panaghia Kéra à Kritsa en Crète, on est frappé par cette ressemblance : teintes ocres, ombres brunes, lignes blanches, visages austères et allongés. Par contre, les personnages de l’église crétoise me semblent moins nets, plus hirsutes, moins codifiés, plus rudes, moins hiératiques et plus forts que ceux des icônes et des tableaux d’El Greco. Comme si les fresques qui datent du XIV° siècle avaient été les prémices, le galop d’essai de ce qui allait devenir les codes très stricts de la peinture d’icônes, qui influenceront plus tard les peintures occidentales.
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