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Quand on observe soigneusement les personnages dessinés sur la céramique, on se rend compte que leurs habits donnent une bonne indication de leur situation et de leur activité dans la société. Les servantes portent des robes simples et assez courtes, les voyageurs ont d’amples houppelandes à capuchon, les ennemis scythes et plus généralement les Barbares des pantalons collants et épais tissés avec des motifs géométriques, les athlètes sont nus ou bien vêtus d’un vêtement souple qui leur arrive en haut des cuisses et les femmes, déesses ou bien personnages mythologiques, ont des robes à froufrous ! Cette constatation est à modérer, car la dame a l’air dénudée. Vous croyez vraiment qu’Andromaque ou Hélène se promenait toute nue ? Sans doute que non. Alors pourquoi ces habits transparents ? Pas si transparents que ça en fait, car on ne voit pas vraiment leur corps ni leurs sous-vêtements… Cette pseudo-transparence m’apparaît plutôt comme un moyen de montrer que le tissu du vêtement est léger et précieux, tissé avec des fils fins et non grossiers comme ceux des servantes. Bref, qu’on a affaire à des dames de qualité qui n’ont pas les vêtements de tout le monde ! Je compte les couches successives qui les couvrent car le peintre a pris soin de leur donner une longueur différente, comme s’il voulait quand même nous signifier qu’elles n’étaient pas vraiment nues mais portaient jusqu’à … 4 épaisseurs. Je veux bien croire que le tissage est fin, mais juxtaposez 4 couches très fines voire transparentes et vous arriverez à l’évidence qu’on ne voit plus rien à travers !