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Le neveu du chroniqueur Geoffroy de Villehardouin, Geoffroy I est un guerrier qui, après être allé en Palestine et avoir débuté sa carrière (si l’on peut dire) comme seigneur de Kalamata, développe considérablement le territoire de l’Achaïe. Il administre le Péloponnèse en le divisant selon les principes féodaux. Son fils aîné Geoffroy II de Villehardouin lui succède. C’est le dernier des Villehardouin à être né en Champagne et à avoir « émigré » en Grèce avec sa famille. Lui est plutôt un organisateur qui hérite d’une principauté stable, riche et dominante. Son frère cadet Guillaume II, est le premier des Villehardouin à ne pas connaître sa patrie d’origine, bien qu’il vive « à la franque » au milieu d’une brillante cour féodale. C’est un prince expansionniste qui guerroie à Chypre et jusqu’en Egypte, attaque ses voisins, agrandit son fief dans le Péloponnèse et même dans les îles de la mer Egée et embellit de citadelles l’Achaïe, en particulier Monemvassia et Mistra. Mais… fait prisonnier, il doit les rendre pour payer sa rançon … La principauté de Morée, qui était passée aux mains de Charles d’Anjou, est finalement confiée à la fille de Guillaume II, Isabelle de Villehardouin, suite à une sorte de « référendum d’intérêt général » conduit par les barons mécontents. En somme, c’est la seule princesse de Morée légitime… Et elle le reste malgré la mort de ses maris, malgré son remariage… jusqu’à ce que Charles d’Anjou la lui reprenne pour y établir son fils ! Isabelle de Villehardouin a fait les frais des magouilles byzantines…
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