Dans la famille Ali Pacha, je demande …

Temps de lecture: 1 minute

… la maîtresse du fils … Kyra Phrossyni, autrement dit Dame Euphrosyne, riche grecque de la bonne société de Ioannina en Epire se fait rapidement remarquer de l’occupant ottoman. Elle a, paraît-il, des amants turcs et elle tient salon malgré son mari peu porté à entretenir des relations littéraires et politiques, ses deux enfants considérés comme un frein aux relations mondaines et amoureuses  et son jeune-âge puisqu’elle va mourir à 28 ans. Elle va d’ailleurs être exécutée sous le chef d’accusation d’adultère avec d’autres habitantes de la ville. Elle a eu la bêtise de jeter son dévolu sur le fils d’Ali Pacha, lui aussi marié et père de famille. Pour un Ottoman, jusque-là rien de grave, mais le véritable scandale c’est que la maîtresse n’appartient ni au sérail ni au harem, mais que c’est une roumie belle, instruite et ambitieuse qui se mêle d’art et de littérature ! Ali Pacha profite de l’absence de son fils Mouchtar Pacha, et pour Kyra Phrossyni, tout se termine fort mal dans le lac de Ioannina et de la pire façon, ligotée et noyée. La fin dramatique et pitoyable de cette jeune-femme suffit à en faire une résistante à la sanglante tyrannie ottomane dans un chant populaire fameux … 

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

Laisser un commentaire