Quand la représentation anatomique était conventionnelle…

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Par certains côtés les Kouroï, ces gigantesques statues masculines, échappent à la maladresse de la statuaire archaïque. Le dessin des genoux s’affine, les muscles du torse prennent du volume.  Par d’autres côtés, certains points du corps humain sont complètement irréalistes. Le rendu des oreilles en est un bon exemple. Le pavillon suit un dessin conventionnel que l’on retrouve dans toutes les statues: une sorte de grosse virgule ponctuée d’un rond et qui échappe complètement à la réalité anatomique. Est-ce que les Grecs de l’Antiquité ne savaient ni observer ni dessiner ? Avaient-ils quelque ressentiment envers les oreilles ? Il est vraisemblable que certains points du visage et de la tête n’avaient pour eux aucune importance. Sinon, pourquoi ces yeux d’aveugle, en amande, dépourvus d’iris et sans expression ? Sortons-nous de la tête  le fait que ces jeunes hommes doivent ressembler à de vrais jeunes hommes. Ce ne sont pas des représentations humaines faites pour les humains, mais un agalma, i-e un objet de culte apte à plaire à celui auquel on l’adresse, ici aux dieux ! Visiblement les dieux n’ont pas les mêmes goûts que nous…

Photo: (c) oreille. (c) Tous droits réservés à GP.

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