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Nous sommes au tout début de la statuaire grecque, c’est-à-dire à la fin du III° millénaire avant notre ère. Les idoles cycladiques de marbre blanc ou rose ont des têtes aplaties en lentille et pour les idoles féminines des seins tombant à plat sur la cage thoracique. Plus tard, vers -750 lors de la période géométrique, le cheval en bronze d’Argiométri présente un aplatissement du cou et du ventre ainsi que des jambes en baguettes. Au VII° siècle avant notre ère, l’art orientalisant du siècle dédalique suppose avoir créé des automates et donc la vie. Mais en regardant la dame d’Auxerre, on est frappé par l’image très plate du personnage féminin. Seuls les seins présentent une certaine « épaisseur ». Et ce n’est pas réservé aux femmes, les représentations masculines n’échappent pas à cette règle. C’est l’étape de la stylisation de la nature, d’où l’impression d’avoir quelquefois affaire à des œuvres contemporaines…
Photo: cheval de bronze, musée archéologique d’Athènes.