Temps de lecture: 2 minutes
Lequel ? Le porte-manteau ou bien la jeune femme ? Eh bien je vous fais juge… Au tournant des VI° et V° siècles avant notre ère, il se passe « quelque chose » dans les représentations féminines de la statuaire… Si je regarde l’Héra Chéramyès de Samos, dont la cape est empesée avec des plis stylisés qui ne correspondent ni au corps du personnage féminin ni aux lois de la pesanteur, je me rends bien compte qu’elle a tout d’un porte-manteau ! Puristes de la statuaire grecque antique détournez le regard ! Ou bien convenez avec moi que cette Héra-là n’a rien d’une pin-up … Mais par la suite, il est évident que l’accent est mis à la fois sur les volumes, la souplesse et l’anatomie du corps ainsi que sur la coquetterie du vêtement. Le chiton de lin, qui est un vêtement de dessous, et l’himation de laine, qui est un vêtement de dessus, ont un plissé mieux rendu. Les habits s’assouplissent, de même que les visages qui désormais esquissent un sourire plus naturel, et leur disposition sur le corps épouse davantage les courbes et le mouvement. On ressent l’épaisseur des tissus, leur transparence ou leur opacité et presque les froufrous… Regardez maintenant l’Athéna Parthénos de Phidias…. Ce qui est bizarre, c’est que le corps en prenant de la vérité anatomique, des volumes et du naturel s’efface devant le vêtement. Ce n’est plus tellement le corps qui compte, mais l’habit presque seul !