Le business du brigandage (2)

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« Le roi des Montagnes » d’Edmond About.

Mais dans le feu de l’action, il n’y a plus de limite aux exactions et aux horreurs commises par les brigands : Vasile pourtant « à la physionomie la plus avenante (…) respirant la droiture et la bonhomie » n’hésite pas à brûler complètement les villages des alentours, à créer des tortures d’une rare cruauté, comme par exemple : enfermer un bûcheron dans un sac avec son chat, jeter un nourrisson dans un brasier ou étrangler deux petites jumelles dont la mère ne peut payer de rançon.

Le roi des montagnes Hadji Stavros n’est donc pas un enfant de chœur, mais plutôt un brigand psycho-philosopho-comptable qui soupèse tout argument et demande la justification de toute excuse, car gare au petit voleur qui vole le grand ! 

« Je te pardonne, dit le roi, en faveur de ta mauvaise éducation. Les gens de ton pays (Corfou) déshonorent le vol en y mêlant la friponnerie. »

On pourrait ajouter qu’Hadji Stavros, qui n’a pourtant pas étudié dans une grande école de commerce, est adepte de nouvelles pratiques pour améliorer son business en le rationalisant :

« Si je n’avais que des Ioniens dans ma troupe, je serais obligé de faire mettre des tourniquets sur les chemins, comme aux portes de l’exposition de Londres, pour compter les voyageurs et recevoir l’argent. »

Pardon pour les Ioniens !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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