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Lors d’un oral, alors que j’expliquais à une étudiante la différence entre les féminins pluriels en – ες issus de la déclinaison en -η et ceux en –εις issus de l’ancienne déclinaison en – ις, elle s’est mise à pleurer en disant à propos de son père alors décédé : « C’est ce que disait mon père… Je ne comprenais pas pourquoi il disait ça … C’est pour ça, c’est pour ça ! » C’est la seule fois où j’ai vu un tel chagrin à propos de la morphologie grecque qui d’habitude me fait plutôt rire … C’est d’ailleurs ce que j’ai eu l’idiotie de dire à propos de je ne sais plus quelle transformation linguistique, alors que cette fois-ci c’était moi qui étais sur la sellette… J’ai entendu le professeur me dire d’un ton glacial :« Ca ne fait rire que vous, Mademoiselle ! »
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