J’avoue que je ne sais pas …

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Quand on traduit des ouvrages un peu anciens on est rapidement confronté à des réalités qu’on ne maîtrise plus. Les us et coutumes ancestraux sont déjà difficiles à appréhender dans sa propre langue, c’est donc plus difficile dans une langue étrangère et encore plus dans une langue étrangère qui raconte les réalités d’un autre pays !  C’est ce qui arrive aux traducteurs qui se plongent dans des livres grecs qui retracent des faits appartenant à la sphère ottomane… Il y a des « trucs » que tout le monde comprend, quand ça correspond plus ou moins à des objets qu’on a vus ou dont on a entendu parler dans sa propre sphère. Pour tout ce qui est abstrait c’est plus compliqué : le système de poids et mesures, la monnaie …etc. Je ne vous parle même pas de faire des conversions et d’estimer le prix d’un champ actuellement par rapport à celui du XVII° siècle, mais je vous parle plus simplement de la valeur d’une pièce par rapport à une autre… La monnaie de référence ottomane est le « grossi » que l’on traduit plus généralement par piastre (allez savoir pourquoi !). C’est une pièce d’argent qui vaut 40  « paras ». Le terme de grossi vient de l’autrichien. Il a été introduit dans les provinces voisines de l’empire ottoman par l’intermédiaire des marchands. Ce n’est pas le seul terme qui a fait le déplacement… Le « thaler » est également du voyage et il a fait son chemin jusqu’en Grèce où on a appelé pendant longtemps τάλληρο taliro la pièce de 5 drachmes. Pourquoi ? J’avoue que je ne sais pas …

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