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Un écrivain écrire à un peintre ? Un mystique à la fois universel et profondément ancré dans son terroir à un peintre d’icônes exilé en Espagne ? Un homme du XX° à un du XVI° ? Et pour dire quoi ? Dès le début de son livre Ανάφορα στον Γκρέκο, Kazantzakis explique qu’il considère le Gréco comme un supérieur auquel il doit obéissance, car tous deux sont des compatriotes, des Crétois. Une vingtaine de kilomètres sépare Héraklion de Fodélé, le village où naquit le Gréco. Qui peut mieux vous comprendre qu’un p’tit gars de chez vous ?
«Je crie à la mémoire de ce souvenir, je rassemble ma vie dispersée dans le vent ; debout comme un soldat devant le général, je fais mon Rapport au Gréco ; parce qu’il est pétri de la même terre crétoise que moi et que, mieux que tous les lutteurs qui vivent ou ont vécu, il peut me comprendre. N’a-t-il pas laissé lui aussi la même trace rouge sur les pierres ? »
Photo: Crète, Kritsa, Panaghia Kéra. (c) tous droits réservés à GP.