Se promener sans a priori…

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…et souvent gratifiant et réserve bien des surprises, iI suffit de regarder autour de soi… Bien que cette montée à l’Ancienne Arkassa ait été assez éprouvante, trop de soleil, trop de vent, trop de piquants, trop de cailloux… le coup d’œil final en valait vraiment la peine. En furetant près de l’à pic impressionnant qui dévale vers la mer, je me demande toujours par quel sentier les Minoens pouvaient bien monter depuis le port jusque sur le plateau exposé aux vents. Pas de trace de déblai ou de muret à l’horizon, pas de déclivité suggérant l’existence d’un passage, pas de remblai pierreux… Mais  je remarque des saignées régulières dans les rochers partiellement recouverts par l’eau bleue limpide qui m’évoquent tout de suite des cales de bateaux. J’ai déjà vu ça ailleurs, en particulier à Paros… Elles sont distantes d’environ 10 mètres, elles sont profondes d’environ 1 mètre, elles sont bien rectilignes … Vous avez essayé, vous, de haler une coque de bateau sur un rail qui godille ? Il y en a des longues et des plus courtes qui se perdent dans les eaux violettes. De toute façon,  il est difficile d’évaluer leur véritable longueur vu la montée du niveau de la Méditerranée depuis l’Antiquité. Avant de m’emballer, je teste d’autres hypothèses qui deviennent rapidement loufoques : bizarreries d’un sous-sol volcanique, fondations hypothétiques d’un vaste ensemble, dégâts occasionnés par des pêcheurs de moules … Il faut bien se rendre à l’évidence : personne ne s’amuse à creuser pour le plaisir un sol si dur, ces sillons sont  protégés des vents dominants et pratiquement cachés entre presqu’île et littoral … et pour finir on les trouve  uniquement là et nulle part ailleurs sur l’île !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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