Temps de lecture: μισολεπτάκι
Je suis émerveillée devant l’étal d’herbes sauvages d’une paysanne au grand marché d’Héraklion : tant de plantes différentes ! J’identifie immédiatement : coquelicot, pissenlit, blette et poireau sauvage, mais les autres me restent inconnues et les explications que me donne la dame ne me renseignent pas vraiment. Une idée me vient. Je vais en acheter une grosse brassée, les plier soigneusement entre des feuilles de journal, les empiler dans ma valise et les apporter chez moi où entre Internet et ouvrages de botanique je devrais bien arriver à mettre un nom dessus. Mais à mon arrivée à l’aéroport parisien, pas de valise ! Elle m’est livrée quinze jours plus tard par porteur spécial, précédée par une forte odeur de pourriture… J’ouvre la valise et c’est l’horreur : un jus verdâtre et visqueux s’est insinué partout y compris entre les vêtements. Pour en venir à bout, il me faudra les racler à la petite cuillère… Je suis découragée, je ne saurai sans doute jamais le nom de ces fichues herbes !
Photo: (c) tous droits réservés à GP.