Le kiosque est-il moribond ?

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Je vois avec déplaisir que les kiosques disparaissent peu à peu des villes et des villages grecs, alors que naguère on en voyait à chaque coin de rue, et d’ailleurs personne ne m’a demandé mon avis sur leur suppression… C’est vrai que plus personne n’a besoin d’y téléphoner, et qui se plaindrait de ne plus avoir à hurler dans le récepteur pour se faire entendre et de ne plus avoir à entendre les confidences téléphoniques de ses voisins ? C’est vrai qu’on n’achète plus guère de cartes-postales, jadis exposées sur les montants de l’édifice, alors que la Grèce se distinguait justement par la diversité des sujets  et la qualité graphique de ses cartes postales. N’y-a-t’il plus que moi au monde pour envoyer des cartes-postales ?  Mais on a toujours besoin de faire la causette avec le kiosquier ! Etre kiosquier, c’est souvent la seule possibilité dans les villages pour des adultes handicapés de gagner leur vie. Je regarde le dernier kiosque de Pighadia et je vois que son stock s’est appauvri : allumettes, briquets, chewing-gums, bonbons, stylos et rouleaux de papier hygiénique !  Où sont les articles que j’aimerais y trouver encore ? Pansements pour les orteils des randonneurs, petites bouteilles d’eau et glaces bien fraîches, lunettes de soleil et chapeaux de paille, barrettes et peignes, crème après soleil et anti-moustiques … Vous allez me dire : « Mais on en vend ailleurs ! » Je n’ose même pas évoquer la kyrielle de journaux qui couvraient de noir et blanc le kiosquier ni des magazines qui l’habillaient de couleurs vives…

Photo: (c) tous droits réservés à GP. 

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