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C’est ce que j’entends depuis une dizaine d’années en Grèce. C’est dur d’avouer qu’on ne met plus d’aubergines dans la moussaka, trop cher ! Qu’on ne met plus d’agneau dans les souvlakia, trop cher ! Qu’on n’achète plus de rougets, trop cher ! Alors on dit : « Les aubergines, ou le rouget, ou l’agneau… c’est un peu difficile ! » A la taverne, je me résigne. Bon, tant pis pour l’agneau, je prendrai des souvlakia de poulet ! Tant pis pour l’aubergine, je prendrai de la moussaka avec des pommes de terre ! Tant pis pour le rouget, je prendrai… ce qu’il y a ! Et la très bonne surprise, c’est que c’est quand même délicieux. Faire cuire à l’étouffé un bout de poulet, une boulette avec autant de chapelure de pain que de viande hachée, ou un reste de riz avec des tas d’herbes, dont le commun des mortels ignore le nom depuis que plus aucune grand-mère ne parcourt les fossés à la recherche d’herbe pour ses lapins, c’est du grand art !
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