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J’ai déjà eu l’occasion de parler des chats grecs sur lesquels tout le monde s’extasie. Mais, quasi sauvages, de loin ils vous regardent de leurs yeux verts suspicieux, et quand ils s’approchent de vous pour se faire caresser, c’est généralement qu’ils sont couverts de puces. Il y a eu aussi une couvée de canetons agressifs qui avaient envahi toute l’aire où on pique-niquait et qu’il a fallu contourner prudemment pour s’éloigner de leurs becs. Faut-il vous parler de l’ânon qui s’obstinait à passer sa tête par-dessus la vitre de la voiture et qui reniflait abondamment près de ma figure ? Dans ma jeunesse, un vieil âne a refusé obstinément de boire alors que j’avais fait plusieurs kilomètres sous le cagnard, uniquement dans ce but. J’ai vu près de Parga des marcassins qui démolissaient toutes les poubelles à la recherche de quelque nourriture et des petites vaches qui paissaient sur la plage et y laissaient leurs bouses ! Et pour finir, une énorme cigale s’est posée sur mon bras. Au lieu de l’en chasser d’un revers de main, j’ai eu l’idiotie de la prendre délicatement entre deux doigts pour la faire partir, ce qui a eu pour effet immédiat de lui faire éjecter de son fondement deux jets acides qui ont atterri sur mes lèvres ! J’ai passé les deux minutes suivantes à les frotter frénétiquement avec mon tee-shirt… trop tard ! mes lèvres brûlaient. Je suis probablement la seule prof de grec au monde sur laquelle une cigale grecque a fait pipi (ou pire encore) !
*En grec moderne, les animaux courent (au pluriel) …
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