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… a quelquefois de quoi surprendre. Dans l’église d’un village du Bourbonnais, par ailleurs célèbre pour ses peintures murales, un chapiteau « corinthien » attire mon attention et prouve la débrouillardise des décorateurs : quand on n’a pas de marbre, on a du beau calcaire et quand on n’a pas de beau calcaire, on a de la peinture ! On est très loin des rinceaux, des palmettes et des feuille d’acanthes, mais ces approximations successives ont quelque chose de touchant. On ne peut s’empêcher de penser au peintre et aux raisons qui l’ont poussé à opter pour cette décoration déviante : abus de l’ancêtre du vin de Saint-Pourçain ? Grève obligeant un apprenti débutant à terminer le travail ? Crise soudaine de fantaisie ? Vengeance envers un moine ? Il n’empêche que l’apprenti-débutant-fantaisiste-vengeur a eu le souci des feuillages d’angle, ce qui n’est pas facile quand on a bu un petit coup de trop !
Photo: Eglise de Jenzat, église peinte du Bourbonnais. (c) tous droits réservés à GP.