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Lorsque Léon Heuzey se voit ouvrir la porte de la bibliothèque du couvent de Dousko, qui va se révéler bien singulière, il est loin d’imaginer ce qu’il va y trouver. Il raconte dans son livre Excursion dans la Thessalie Turque, en 1858 sa surprise en entrant dans une salle qui ressemble plus à une cave ou un cellier qu’à une bibliothèque. En effet, on y trouve du poisson salé et des seiches séchées dans de grands barils, une salle sombre et humide et des livres empilés sur des « gradins branlants ». Mais ce qui l’étonne c’est l’inscription au-dessus de la porte : « Quiconque emportera un livre hors du monastère sera de ce fait excommunié et voué aux imprécations des 318 pères du Concile de Nicée. » C’était une époque, désormais révolue, où ce genre de menace fonctionnait… et on comprend peut-être un peu mieux la suspicion de l’higoumène… il a déjà été échaudé …. 318, ça fait quand même beaucoup !
Photo: Paros, couvent fortifié. (c) tous droits réservés à GP.