Temps de lecture: 2 minutes
Dans son livre intitulé Excursion en Thessalie turque en 1858, Léon Heuzey explique que son travail de recherche l’amène à consulter les chrysobulles archivées dans les couvents. Une chrysobulle – bulle d’or- est un document officiel, souvent relatif à la fondation d’un monastère mais pas uniquement, scellé par un cachet de l’empereur byzantin imprimé dans de la cire rouge. Il en existe sur papier, d’autres sur parchemin, certaines sont signées au vermillon, d’autres à l’encre bleue ou noire selon le rang et l’importance du signataire.
Malheureusement pour Léon Heuzey, les higoumènes, supérieurs des couvents, ne se précipitent pas pour les lui montrer, et c’est le cas de l’higoumène de Dousko. Peut-être ont-ils peur des voleurs ? Peut-être ne comprennent-ils pas exactement les intentions de Léon Heuzé ? Mais le jeune normalien a mis au point une technique de persuasion : « Ma diplomatie est des plus simples : elle consiste à émettre l’opinion que Dousko ne doit pas être un monastère fondé par les anciens empereurs, un monastère royal, mais un monastère patriarcal, établi par quelque patriarche. Pappa-Ghérasimos (…) proteste : « Nous avons toute une caisse remplie de chrysobulles : je vais te les montrer dans la bibliothèque … » » Et voilà, le tour est joué !
Photo: Monastère à Paros. (c) tous droits réservés à GP.