Le patriarcat, c’est bien compliqué !

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Au XVIème siècle, le patriarche byzantin jouissait d’une nombreuse administration dont les missions  nous semblent actuellement assez floues. Sa tâche était socio-politico-religieuse, si  on peut risquer ce néologisme… Parmi cette armada de fonctionnaires digne d’un chef d’état, certains ont droit au titre de « grand » : le grand Logothète qui a rang de ministre, le Rhéteur, l’Ecclésiarque sorte de sacristain, l’Oeconome du palais, le Protocope.

D’autres  sont chargés de garder « quelque chose », comme le Chartophylax  qui garde les chartes et les papiers, le Nomophylax les lois, le Dikaiophylax… heu …  la justice… heu … le droit, et le  Skénophylax … qui garde… les tentes ?

Parmi les autres : Le Sacellaire protonotaire qui s’occupe des actes apostoliques, le Protapostolaire chargé d’évangéliser les Barbares. Quant au Lampadaire on imagine qu’il s’occupe des lampes, le Protecdique qu’il protège quelqu’un ou quelque chose, le  Primicère… ?  Est-ce que je suis en train de vous dire que ces titres honorifiques ou non n’évoquent rien pour moi ? Oui ! Est-ce qu’avant de vous révéler cette affligeante vérité, je me suis abondamment renseignée ? Oui ! Est-ce que mes recherches m’ont apporté quelques éclaircissements ? Non !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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