Un mythomane au XVIème siècle !

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Au XVIème siècle la culture grecque et l’hellénisme s’exportent, depuis la Grèce ou  Venise, partout en Europe et plus particulièrement, en Allemagne, Espagne, Suisse et France grâce à des copistes de manuscrits appelés aussi calligraphes. Jacques Vasilikos est l’un d’eux. Il aurait pu le rester et contribuer à sa manière à l’essor des lettres grecques, mais son ambition ou sa folie en décide autrement.  Et ça commence mal pour lui ! Alors qu’il étudie la médecine à Montpellier, il est soupçonné d’assassinat, obligé de fuir, condamné par contumace. Il passe par Paris, voyage jusqu’en Allemagne, devient soldat, puis « reporter » de guerre. Rien ne l’arrête ! Despote autoproclamé de Samos ( ça tombe bien ! le trône est justement vacant), il s’attribue le titre fantaisiste de Marquis de Paros. Ce titre, qui n’a rien de grec, est une approximation du nom qu’il s’était donné à Montpellier : Vasiliko di Marcheto, sans doute pour faire bien. La loufoquerie continue et lui réussit plutôt bien. Il se présente  bientôt comme le despote et même le roi de Moldavie. Il change de prénom, devient Jean, se dote d’ancêtres prestigieux, parle de ses sujets comme s’ils existaient vraiment. Evidemment la roche tarpéienne est toujours proche du Capitole…

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

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