C’est la faute à l’accusatif !

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En grec moderne, il est clairement surreprésenté par rapport à des cas dont l’utilisation est plus restreinte. Le spectre de l’accusatif est large: complément d’objet direct, complément circonstanciel de lieu, complément de la plupart des prépositions… C’est devenu en grec moderne le cas le plus présent, le plus stable, le plus clairement identifiable, le plus simple à construire, bref ! le cas incontournable ! De plus il a joué un rôle prépondérant dans le maintient ou la disparition de certaines formes : Si ο λόγος devient  τα λόγια au pluriel et  ο χρόνος τα χρόνια c’est parce que, semble-t-il, ces mots sont passés par l’accusatif masculin  το(ν) λόγο(ν),  réduit ensuite à το λόγο après perte du ν final.  Même cheminement supposé pour το(ν) χρόνο(ν) devenu το χρόνο, qui en faisait un virtuel neutre singulier bien que dans les faits il n’existe pas. Cependant ce neutre singulier fantôme semble être le vecteur, lui bien réel, des neutres pluriels : τα λόγια et τα χρόνια ! Vous avez compris ou je recommence ?

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