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… dans les statues anciennes ? Première constatation, ces petits trous sont réguliers, peu profonds et pratiquement toujours situés sur la tête des statues. Deuxième constatation, ils semblent dater de la même époque que la sculpture. Troisième constatation, alors que certains sont sans rapport avec l’allure générale du personnage, d’autres sont dans le prolongement du geste de la statue. Quatrième constatation, puisqu’ils n’altèrent en rien l’entièreté de la représentation du personnage, ils ne peuvent être que des traces de rajouts en métal précieux (ou non) ajustés sur le marbre. Si on procède par élimination, le trou au-dessus de l’oreille de la femme représentée sur le Disque de Mélos est mal positionné pour être le point d’ancrage d’une boucle d’oreille, mais il peut tout à fait être celui d’un diadème ou d’un ornement de cheveux. Les neufs trous rangés régulièrement au-dessus du ruban, qui retient les cheveux de l’Ephèbe Victorieux du relief votif d’Athéna à Sounion, sont sans doute les points d’ancrage de la couronne de laurier offerte en récompense à tous les vainqueurs. Cette supposition est corroborée par la position de la main de l’éphèbe… Cette main dont la position évoque pour moi le geste familier de mon père rajustant son béret sur sa tête… Vous remarquerez que, au moment-même où je la formule, j’élimine cette hypothèse qui est quand même du grand n’importe quoi, j’en conviens …
Photo: Ephèbe victorieux. Relief votif du sanctuaire d’Athéna à Sounion.