Πέφτω στα γόνατα, στα πόδια …

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Bien que le geste de se jeter aux genoux ou aux pieds de quelqu’un ne soit plus guère dans l’air du temps car il suggère l’abaissement voire l’anéantissement de soi et la reconnaissance d’une puissance supérieure dont on attend tout, il demeure cependant dans la littérature, l’iconographie et les expressions populaires. On ne compte plus, dans l’Iliade et l’Odyssée, les héros en mauvaise posture qui enlacent les genoux de leurs vainqueurs, les suppliantes implorant qui un dieu, qui un mari, qui un père. On peut aisément imaginer que ce geste qui avilit l’individu est inspiré par une peur irrépressible et des circonstances exceptionnelles et que personne ne le fait sans la bonne et unique raison de vouloir sauver sa peau… Comme on faisait le reproche au philosophe Aristippe, disciple de Socrate, de s’être abaissé à supplier le tyran de Syracuse Denys l’Ancien, il répondit : «  Est-ce ma faute si Denys a les oreilles aux pieds ? » Une pirouette destinée à faire oublier qu’il s’était humilié l’espace d’un instant et surtout à ridiculiser la puissance dite supérieure… Il fallait quand même oser …

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