Morosini n’est pas mal non plus !

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Nous sommes au début du XVII° siècle et le futur doge de Venise, alors jeune commandant, s’illustre dans la guerre qui oppose les Vénitiens et les Ottomans pour la possession de Candie (Héraklion). Grâce aux capacités militaires de Francesco Morosini la ville résiste quand même pendant 23 ans, avant d’être lâchée par les Vénitiens qui la marchandent aux Ottomans contre d’autres possessions crétoises, en particulier sur la côte est l’île de Spinalonga qui a conservé jusqu’à ce jour son nom vénitien… On ne peut que plaindre les Crétois d’être pris en étau entre deux envahisseurs avides, bien que pour une fois les Ottomans aient fait preuve de mansuétude en laissant les habitants de Candie se réfugier dans les montagnes. A partir des années 1680, désormais âgé et doge de Venise, Morosini se lance avec un certain succès dans des opérations de reconquête de territoires pour le compte de la république, mais cette fois-ci en Grèce continentale : le Magne, Pylos, Argos, Lefkas, Nauplie… Qu’est-ce que la postérité a retenu de lui ? Premièrement pendant le siège d’Athènes, la destruction du Parthénon par des boulets de canon. Les Vénitiens ignoraient-ils que le temple servait de Sainte-Barbe aux Ottomans ? Ou se moquaient-ils éperdument de la conservation des sites antiques ? Deuxièmement, la fontaine Morosini au coeur d’Héraklion, reconnaissable à sa forme de fleur et aux lions vénitiens qui supportent la vasque. Mais la postérité ingrate prétend que le doge de Venise Francesco Morosini n’est même pas celui qui fit construire la fontaine !

Photo: Crète, Héraklion, fontaine Morosini. (c) tous droits réservés à GP.

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