La colonne ionique, y a pas plus compliqué !

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Dans quel esprit retors a surgi l’idée de réaliser une colonne ionique ? Pas moins de 13 éléments de décoration, sans compter les cannelures et les différences de circonférence suivant la place de la colonne dans la série… Commençons par le haut. Le larmier est décoré ou sculpté, alors qu’il pourrait être un simple élément de plomb car ce rebord sert à empêcher les eaux de pluie de couler le long du mur et de s’infiltrer. En descendant, on trouve en retrait la corniche avec des rainures, puis des éléments proprement décoratifs : frises sculptées d’oves en forme d’oeuf ou de châtaigne renversée, de denticules comme des entailles en forme de dents, de fers de lance dont la pointe ressemble à un coeur aplati et enfin l’architrave, souvent en trois ou quatre parties superposées et qui sert à assurer l’assise du toit et le portant sur les colonnes. Maintenant attaquons-nous à la colonne elle-même en commençant par le chapiteau en trois parties : l’abaque qui ressemble à une tablette, la grande volute à deux ailes et l’échine qui est une moulure décorée d’oves. Les complications recommencent à la base de la colonne… Tout à fait au niveau de la krépis, la semelle qui assure une parfaite horizontalité à la colonne : la plinthe souvent assez haute, et en remontant vers les cannelures verticales de la colonne on trouve une succession de cannelures horizontales. Elles peuvent être simples, doubles, rondes, convexes ou concaves. On remarque que les éléments plus simples, du type « cannelures » sont plutôt en bas de la colonne et que les éléments « décoratifs » de type floraux, volutes, palmettes, petites dents, formes ovoïdes sont au-dessus de la colonne. Tous ces éléments, non seulement enrichissent la décoration du temple, mais également donnent de la hauteur aux colonnes. En fait ils concourent au fait que devant un temple grec l’être humain se sent tout petit !

Photo: (c) tous droits réservés à GP.  

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