Les superficies, c’est toujours compliqué…

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…déjà en  mycénien !  Elles s’exprimaient par le biais du contenu, i.e. la quantité de semence nécessaire pour ensemencer la parcelle…. Une autre façon de mesurer, basée sur le travail du laboureur, a perduré jusqu’à l’aube du XX° siècle. On parlait de « champ de 3, 4… donums », ancienne mesure turque qui correspondait au travail que le paysan pouvait fournir par jour. Le donum pouvait différer suivant les régions, ce qui rend son équivalence en  système métrique encore plus floue. Si l’on s’accorde sur l’avis général qui est que le donum équivaut à 10 ares, on voit mal comment un laboureur peut avec seulement la traction animale labourer une telle parcelle en un seul jour. Prenons un champ de 10 ares, soit 100 mètres de long et 100 mètres de large, une charrue tirée par un boeuf ou un âne avec une force de traction moindre, un sillon en général de 25 cm de largeur, l’animal qui doit se reposer tous les 4 rangées, sans parler de la crampe du laboureur qui appuie sur la charrue ni du sol caillouteux de la Grèce… Je n’ai pas fait le calcul ni tenté l’expérience, mais c’est paraît-il impossible ! Par contre, ensemencer 10 ares par jour ou faucher cette même surface à la faux ou à la faucille, c’est faisable… Peut-être que les anciens Grecs étaient plus costauds, que les boeufs et les ânes d’il y a plusieurs siècles étaient plus endurants… peut-être aussi qu’on a confondu le labourage avec le fauchage ou encore l’ensemencement ! 

Photo: Athènes, vue de la Fondation Stavros Niarchos. (c) tous droits réservés à GP.

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