Un parfum mycénien, ça vous tente ?

Temps de lecture: 2 minutes

Je ne vous dirai pas que fabriquer un parfum mycénien c’est facile ! Pourtant la formule commence tout doucement : de la coriandre, des fruits, du vin, du miel… finalement rien que du banal ! Ca se complique quand il s’agit de trouver du souchet. Mais on doit pouvoir remplacer ce petit tubercule par un autre ingrédient, peut-être une céréale ? Vous remarquerez que je m’éloigne sensiblement de la recette et je m’y crois d’autant plus autorisée qu’elle est assez floue. On ne parle pas des proportions et quand on en parle, elles paraissent assez fantaisistes : par exemple plus de 500 litres de coriandre ! Manifestement il y a une erreur … Tout ceci doit être pilé, broyé, malaxé à l’ancienne avec pilon, couteau et râpe manuelle. Si vous tentez l’expérience, vous vous apercevrez que c’est assez compliqué d’amalgamer des substances liquides comme le vin, des semi-liquides comme le miel et des broyats durs comme le souchet. C’est qu’il vous manque l’ingrédient essentiel qui est la laine… Vous allez vous récrier : «  De la laine dans un parfum ? » Par laine, il faut sans doute entendre : graisse de la laine, i.e.  lanoline… A moins d’avoir un mouton dans votre jardin ou un cousin qui travaille dans un abattoir, je ne saurais vous dire comment vous procurer du suint… Il paraît qu’on peut la remplacer par de la pure cire d’abeilles… J’espère que vous avez un copain apiculteur ! Mais finalement la question qui me taraude c’est : « Ca sent vraiment bon tout ça ? »

Photo: (c) tous droits réservés à GP.

Laisser un commentaire