Au secours !

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On connaît depuis la fin du XIX° siècle une version de La Poétique d’Aristote en langue arabe datant du +X° siècle, qui serait la traduction d’une traduction syriaque du +VI° siècle. La traduction de traductions induit des difficultés du fait qu’on s’éloigne peu à peu du texte de départ, que le passage de langue à langue génère des approximations, que les réalités de la langue A peuvent être incompréhensibles pour la langue B voire C ! C’est ce qui est arrivé au texte d’Aristote, déjà lacunaire, qui était quasi hermétique dans la langue de réception en raison de procédés littéraires et poétiques dont les Arabes n’avaient pas la moindre idée ! La traduction a été littérale, comme quand on s’applique à transcrire quelque chose qu’on ne comprend pas vraiment : Un peu comme si on devait traduire en ourdou la version scandinave d’un texte grec évoquant la pêche des pieuvres… ou comme les traductions générées par un ordinateur … Finalement ne rien comprendre a quelque utilité… car cette traduction arabe de traduction syriaque d’original grec a comblé en partie les trous du texte initial !

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