Temps de lecture: 1 minute.
Dès lors, Dimitri Floras peut tourner le dos à la place Kolonaki. Il en a fini avec elle ! Il part dans la direction opposée, qu’il cherchait peut-être sans en avoir conscience, en empruntant à rebours la rue Solon pour arriver au terme de son périple citadin.
« Ανέβηκε προς την οδό Σκουφά. Κι έξαφνα σταμάτησε. Το νουμερό 10 Ε. Εδώ είχε αρχίσει η ιστορία. Το διαμέρισμα του Καρνέζη ήταν στο πρώτο πάτωμα. Είδε φως. »
« Il monta en direction de la rue Skoufa. Et soudain il s’arrêta. Le numéro 10 E. C’est là qu’avait commencé l’histoire. L’appartement de Karnézis était au premier étage, il vit de la lumière. »
C’est là que s’est noué le drame, c’est là que ses pas le portent, mais ce n’est pas la fin du voyage, c’est plutôt le début d’une certitude, d’une enquête. La difficile progression du jeune Floras dans la ville, ses hésitations à parler, ses stations au coin des rues quand il a quelque chose d’important en tête ou bien quand les voitures qui défilent cassent le lien ténu qui le relie à Myrthô, tout ceci rythme sa marche, lui impose des paliers où il peut rassembler ses idées, reprendre souffle et trouver enfin une forme d’apaisement.
Photo: (c) tous droits réservés à GP.